Mélodie. 19 ans et demi. Brune. Yeux verts. C'est tout ce qu'il me reste. Des caractéristiques qui font que je suis moi, pas unique, pas un être à part entière mais qui me différencie des autres individus.
Mon identité, quelle fut-elle? Qu'elle est-elle? A vous de me le dire. Je ne saurai me définir aujourd'hui, je ne sais plus qui je suis, je réalise tout juste que je peux être quelqu'un toute seule, juste Mélodie sans les autres, sans quelqu'un, sans amour.
Je pourrai donner plein de caractéristiques physiques, je pourrai même citer quelques traits de mon caractère mais je ne sais pas. Je me suis toujours définie qu'à travers les compliments et les critiques des autres. Mais au fond je ne sais pas qui je suis.
Je suis naïve? prétentieuse? à l'écoute? impatiente? lunatique? contradictoire? tétûe?
Je ne sais rien de moi, je m'apprends tous les jours, je me retrouve, je me découvre. Mais je sais une chose: L'amour n'existe pas. L'amour n'est qu'une illusion. Je plains ces couples qui me donnent tous envie de vomir, toutes ces étreintes, ces mots hypocrites, ces promesses pathétiques, ces sourires niais. Je plains surtout les c½urs brisés, je crains les larmes que cela va engendrer. Je plains la pauvre fille qui retombera dans les pièges dans lesquels je suis tombée, qui ressortira des gouffres et des chemins pleins d'embuches que j'ai empruntés la rage au ventre, la haine au coeur, la vengeance dans l'âme.
Mélodie, 19 ans et demi . . . Seule, je recherche personne. Je ne veux personne. Et je ne t'aime plus. Définitivement plus.
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Pardonnez-moi, vous tous qui vous liez les mains
Vous qui pensez qu'à deux vous ferez mieux le chemin
Vous qui pensez que l'autre vous sauvera la peau
Alors que de votre âme il fera des lambeaux
En amour, que l'on soit le plus grand des guerriers
Ou la triste brebis qui cherche le berger
On finit tous à terre à chercher les morceaux
Au bord du précipice à deux pas du grand saut
A deux pas du tombeau
