Ami, prends ma lanterne car j'ai perdu ma flamme . . .
Mon amour est parti
Il a jeté mon âme à bouffer au néant, me laissant le coeur vide
Il a fait des fertiles, des averses, l'aride
Et l'horreur du monde n'est rien comparaison
A ceux que l'amour fait, à ceux qui dans l'union
Pensent oublier un peu qu'on est triste ici-bas
Et qu'ici solitude est le dernier repas
Il avait les yeux noirs desquels on voit du bleu
Qu'on prend pour l'océan, dans lesquels on voit Dieu
Qui font toucher du bout des doigts les horizons
Mais toujours à la fin on est seul au milieu des vagues de sanglots et du sel dans la gorge
Et du sel sur la plaie de ce coeur tatoué
A son nom que l'on crie au fond des verres de vin
A se dire que la vie
Oui, n'était qu'une putain
Ami, regarde moi, j'ai le coeur qui renverse
La mémoire de ses yeux qui me colle à la peau
Et dans les bars du port, je cherche magie noire
Pour délivrer mon corps du sort qu'on m'a jeté
Et le sourire des hommes, non, ne me fait plus rien . . .
A toutes celles dans leur bras qui sont faites prisonnières
J'ai l'âme solidaire et puis ma sympathie à ces folles qui comme moi finiront pas la nuit
Je vous le dis, putain
Putain, vous m'aurez plus !
Que je meure à l'instant si l'envie me reprend
De remettre ma tête dans la gueule du serpent
De me laisser encore cruxifier le coeur
Pour un joli sourire au parfum du bonheur . . .
Adieu, les gentils
Adieu, les j'en pleure
Adieu, les maudits qui ont pris ma lueur
Qui ont jeté dans le noir mes yeux , ma vie mon âme
Et les princes charmants ? Qu'ils crèvent ! Tous !
J'en peux plus de ces jeux qui nous tuent
J'en ai marre de ce coeur, mon Dieu, qui ne bat plus
Et qui toujours s'incline au pied de faux contes
Qui nous mènent à la cime
Qui nous traînent à la tombe
Damien Saez